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les rois du musette

Aimable

Publié le 07/04/2011 à 11:25 par aupetitbalmusette
Aimable





Aimable (né le 10 mai 1922 à Trith-Saint-Léger- décédé le 31 octobre 1997 à Villemoisson-sur-Orge) est un accordéoniste français.
Biographie
Tout au long de sa carrière, Aimable a enregistré plus de 10 000 titres. Son destin semblait tout tracé : virtuose saxophoniste, tout bascule en quelques secondes à la suite d'une ridicule partie de football avec une boîte de conserve. Quel est le garçon qui n'a pas pratiqué ce jeu ? Cette boîte de conserve servant de ballon, tirée à bout portant par son adversaire, vint lui briser les dents et lui fendre les lèvres. Adieu le saxo ! L'avenir dira que nous n'avons rien perdu au change puisque, en quelques années, il deviendra une grande personnalité de l'accordéon, avec un style bien à lui, reconnaissable dès les premières mesures.
Le "tchot' garchon", comme on dit en chti, est né dans un village du Nord, à Trith-Saint-Léger, le 10 mai 1922. C'est son sourire qui donnera à son papa l'idée de le prénommer Aimable. Et voilà comment fut inscrit officiellement dans le registre d'état civil PLUCHARD Aimable. Son père, mineur, ravi de la vocation musicale de son fils, l'encouragera à entrer à l'âge de 7 ans dans la fanfare du village comme trompettiste. Mais ses lèvres trop fragiles, l'obligent à jouer du saxophone soprano. Très vite son professeur lui découvre ses dons musicaux exceptionnels. Suite à l'incident, il n'aura plus de raisqon d'être dans la fanfare. Il s'orientera vers l'instrument qu'on lui connaît. Au prix de gros sacrifices financiers, "papa Aimable" achète un bel accordéon pour son fils trop malheureux de ce qui vient de lui arriver.
Un professeur, un virtuose du coin, jouant d'oreille, l'initie à l'accordéon en collant des timbres postes de différentes couleurs sur les touches. Au bout d'un an d'étude et après de bons coups de baguettes sur les doigts, Monsieur Larchange, père de Maurice Larchange va reprendre les choses en main. La méthode d'enseignement de M. Larchange donnera des résultats surprenants qui ne tardèrent pas à se faire sentir. À l'âge de 11 ans, accompagné de son père à la batterie, Aimable se produit dans une brasserie, place d'Armes à Valenciennes. Comme seul salaire, la "Tinche". Il doit apprendre le métier d'ajusteur tout en travaillant son instrument avec acharnement. Le jour de ses 18 ans, le 10 mai 1940, les allemands envahissent la Belgique. C'est l'exode ! Aimable fuit vers Paris à vélo, avec une valise, son accordéon et le courage de ses 18 ans. Arrivant dans la capitale, il partagera la chambre avec deux étudiants de l'École des Arts et Métiers. Grâce à son optimisme et son sourire, il supportera les galères d'un jeune accordéonniste complètement désemparé et inconnu. Pour survivre, il fait la quête sur les marches du Sacré-Cœur, chez Ma Cousine, place du Tertre ou encore au Poulailler. Il égrènera les derniers succès du moment, puis trouve un boulot de vernisseur de piano et, par la suite, se fait engager au Tonneau sur les Grands Boulevards où une clintèle difficile vient l'écouter. Le soir, le patron satisfait l'invite à revenir le lendemain. Il lui propose de trouver un deuxième musicien, en l'occurrence un banjo, par la suite, viendront un batteur, un saxo : le premier orchestre d'Aimable vient de naître.
En 1942, sa personnalité grandissante l'entraîne au Floréal, où tous les musiciens de jazz se retrouvent. Il y rencontre ainsi des vedettes comme Albert Nicholas, André Persiany, Django Reinhardt, etc... Les improvisations sur les thèmes de Louis Armstrong, Duke Ellington...lui donneront rapidement l'idée d'apprendre les rythmes de jazz, mais le musette lui restera à cœur.
Amoureux du Sud-Est asiatique, il s'engage en 1944 dans la Deuxième DB. Avec son accordéon il sera engagé par un orchestre philippin, dans lequel, il est le seul homme de race blanche. Il jouera pendant cinq années en Indochine, en Inde, à Singapour, à Hong-Kong, à Ceylan... À la fin de la guerre, de retour en France, il a acquis une solide technique. On réclame partout son style léger, pétillant et sa capacité à tout interpréter. En 1949, il suivra le Tour de France avant de devenir un grand voyageur. L'Amérique l'accueille pour sa virtuosité. Son entrain irrésistible et sa polyvalence le conduiront en Égypte, en Irak, aux Philippines et en Afrique. Contacté par le représentant en France du Stade Breton, il accepte d'animer au 8ème étage du Mannhatan Center le bal annuel de l'association, accompagné par les musiciens de Benny Goodman : ce sera un véritable succès. Cette soirée présidée par Michel Legendre, consul de France à New-York, avait réuni 6200 bretons. Plus tard, il aura l'honneur d'animer une soirée particulière dans les salons du consulat de France. On le retrouve dans le célèbre Ed Sullivan Show, émission suivie par 65 millions de téléspectateurs. Il gardera un souvenir inoubliable de la soirée au River Boat, cabaret de l'Empire State Building avec le trompettiste de jazz Harry James.
En France depuis son 10 millionnième disque, il ne compte plus les succès où figurent bon nombre de ses compositions. Très à l'aise, pendant les enregistrements il se permet de tirer avec plaisir sur son traditionnel cigare. Soudain une lampe rouge s'allume, la haut-parleur annonce le début de l'enregistrement. Au beau milieu d'une dizaine de musiciens, debout, Aimable laisse une impression de facilité incroyable, ses manches de chemise retroussées, il apparaît avec un air comique, coquin, tirant et poussant sur le soufflet de son Fratelli Crosio. Cela se passe dans les studios de la firme Vogue où il a l'habitude d'enregistrer disques sur disques depuis plus de seize ans.
Son nom figurant en lettres d'or sur les tablettes d'honneur des plus grands accordéonnistes français, Aimable le doit à son talent, à son travail, à son dynamisme qui est, chez lui, sa seconde nature. La firme Vogue annonce publiquement le chiffre fabuleux de 8 millions de disques. Il obtiendra, en 1953 et en 1956, la consécration de l'académie Charles Cros et celle du Grand Prix du Disque français. Malgré tout, Aimable restera un personnage simple, naturel, sa modestie ne lui fera jamais dire qu'il est l'un des cinq premiers accordéonnistes de France. Il est réclamé par la France entière pour ses bals et, si on s'en réfère à son calendrier, il n'est pas étonnant qu'il ait usé 37 accordéons dont 30 Fratelli Crosio.
Jusqu'à présent nous n'avons parlé que de spectacles ; pour être complet, il faut évoquer ses innombrables compositions - qu'il appelait des "saucissons" - au succès sans précédent. Sa production dépasse les 400 pièces parmi lesquelles :
• L'Italienne à Paris, Si tu veux pardonner, Madison City, Sans respirer (en collaboration avec Maurice Larchange),
• L'âme des accordéons, Calamar, Musette boy, Vive les Mineurs, Bidule-musette, Escapade, Quand tu reviendras (en collaboration avec André Verchuren)
• Un p'tit coup d'musette
• ...
Aimable avait aussi un cœur gros comme ça : un jour, il reçut une lettres de deux gamins âgés de 11 ans qui lui demandaient un disque pour leur père accordéonniste aveugle en guise de cadeau de Noël. Cette lettre le toucha profondément et par retour de courrier il leur envoya un lot de plusieurs disques. Recevant très souvent des lettres de sollicitations, Aimable y répondait avec gentillesse et souvent il mettait la main à la poche. L'emploi du temps chargé d'une vie mouvementée de musicien professionnel le conduisait au-delà de ses possibilités, l'obligeant à partir se reposer, avec son épouse Dany et sa fille Sophie, dans sa maison à Antibes. Depuis cette région, il profitait de faire une halte à Cannes pour savourer le plaisir du football qui le passionna. Il est décédé le 31 octobre 1997 à Villemoisson-sur-Orge dans l'Essonne.


source: wikipédia



André Verchuren

Publié le 03/04/2011 à 19:58 par aupetitbalmusette

Impossible d'évoquer les rois du musette sans parler d'André Verchuren.
A l'époque où l'accordéon avait droit de citer à la télévision, il est de ceux qui ont vulgarisé cet instrument et l'ont fait connaître au plus grand nombre.
On peut aimer ou pas, mais on ne peut l'ignorer et on lui doit un très grand MERCI.


"les fiancés d'Auvergne"




André Verchuren est un accordéoniste français né le 28 décembre 1920 à Neuilly-sous-Clermont dans l'Oise. Sa famille est originaire de Belgique.


Biographie


Il commence l'accordéon à quatre ans et suit les cours de son père, Raymond Verchuren, musicien professionnel. Il touche son premier cachet à six ans en animant un bal, accompagné de sa mère à la batterie, et à douze ans, reçoit la coupe du monde d'accordéon des mains du roi Léopold de Belgique et dispense des cours dans l'école d'accordéon de son père.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il entra dans la résistance en aidant les parachutistes alliés à se cacher.

En juin 1944, il est dénoncé, torturé et arrêté par la Gestapo et envoyé au camp de Dachau dans le train de la mort, convoi n°7909 le 2 juillet 1944. Le 14 juillet 1944, il provoquera les SS au péril de sa vie en faisant chanter "La Marseillaise" à tous ses camarades détenus du boc. Il en ressortira 13 mois plus tard en août 1945.

En tant qu'ancien déporté dans le camp de Dachau, il reçut les insignes d'officier de la légion d'honneur le 4 novembre 1997 (chevalier du 5 mai 1986).

Son fils ainé se prénomme Harry Williams Verchuren, en hommage à un parachutiste qu'il a aidé pendant la guerre.

Il a participé à plus de 10 000 galas représentant environ 40 millions de spectateurs. Ses ventes d'albums dépassent les 70 millions d'unités. Il est le recordman du monde de vente de disques d'accordéon. Il est commandeur de l'ordre national du mérite pour sa carrière professionnelle (72 ans d'activité).

Le 3 janvier 2007, il a fêté ses 80 ans de carrière par un concert à l'Elispace de Beauvais.



Discographie

Le Petit chapeau tyrolien 
Ah! si j'étais resté célibataire 
Le Tango nous invite 
Ce soir, on va faire la java 
Le Chouchou de mon cœur 
Les Fiancés d'Auvergne (son plus grand tube) 

Filmographie

La Vie en rose 
Gueule d'ange 
Die Lustigen Weiber Von Tyrol 

Radiophonie et télévision
animateur de Radio Luxembourg et de Europe 1 pendant 25 ans 
producteur d'émissions télévisées 


À La Défense, il a participé au plus grand bal de France avec 125 000 spectateurs. 
sources: Wikipédia

Emile Prud'homme

Publié le 03/04/2011 à 19:47 par aupetitbalmusette

Emile Prud'homme Deuxième article dans "les rois du musette" l'incontournable Emile Prud'homme, le "métronome"

Pépito par Emile Prud'homme


Né le 6 mars 1913, à Aubervilliers (Ile-de-France); mort en 1974 
Genre : musette 

Fils d'un boucher qui travaille aux Abattoirs de La Villette, Emile Prud'homme aborde la musique à 6 ans avec la piano, sur les conseils de sa maman. C'est un échec : l'instrument qui le motive, c'est l'accordéon de l'Oncle Fernand. Il lui faudra pourtant attendre ses 17 ans pour recevoir sa première "boîte à punaise" (cadeau du tonton). 
Les progrès sont fulgurants : un an plus tard, alors qu'il effectue son service militaire au Maroc, il joue régulièrement en direct sur Radio-Rabat, et se produit également dans les cafés de la ville. 
De retour en France, il décide d'abandonner les "petits boulots" qu'il effectuait jusqu'alors pour le métier de musicien. De cafés en guinguettes, sa réputation grandit vite, et il est invîté à se produire dans des lieux aussi réputés que Chez Bouscat rue de Lappe à Paris ou L'Ermitage. 
Si son talent lui permet de se faire connaitre, il a aussi ce petit coup de pouce de la chance qui lui permet également de rencontrer les bonnes personnes au bon moment : notamment Edith Piaf, encore peu connue, et dont il deviendra l'un des accompagnateurs, et Georges Van Parys, le célèbre compositeur de musique de films, qui l'engagera pour le film de Jean Boyer : Un mauvais Garçon, avec Danielle Darieux. 
Durant la Seconde Guerre Mondiale, après avoir été mobilisé, il est affecté au théâtre des Armées. Il se produit dans divers casernes : c'est à cette époque que Georges Van Parys et Jean Boyer lui consacrent un chanson : Mimile, qui sera interprétée par Maurice Chevalier. 
Nombreux sont d'ailleurs les chanteurs et chanteuses à faire appel à ses talents : outre Edith Piaf et Maurice Chevalier déjà cités, signalons Luis Mariano, Préjean, Line Renaud et Yves Montand. 
Parallèlemnt à cette activité d'accompagnateur, il se produit dans de nombreux bals; il anime notamment quatorze Tours de France et sept Vel d'Hiv. Véritable bête de studio, il enregistre, à partir de 1936, de nombreux disques pour Odéon, devenu par la suite CBS : 2500 morceaux dans des disques qui se vendront à plus de dix millions d'exemplaires (il reçoit son premier disque d'or en 1955). 

• Musette tyrolienne 
• Roucoulades d'Oiseaux 
• Tourbillonnette 
• Bouquet d'Etincelles (avec Jean Peyronnin) 
• Brasier d'Or (avec Jean Peyronnin) 
• Chantaline (avec Jean Peyronnin) 
• Marivaudages (avec L. Sponnagel) 
• Le Réveil du Square (avec Pandéra) 
• Le Merle chante 
• Rêves d'Oiseaux (avec Georges Goldberg) 

Sa filmographie

Sous les Toits de Paris (1930) 
film de René CLAIR 
Un mauvais Garçon (1936) 
film de Jean BOYER, avec Danielle DARIEUX 
Circonstances atténuantes (1939) 
film de Jean BOYER, avec Michel SIMON

Jean Ségurel

Publié le 02/04/2011 à 07:29 par aupetitbalmusette

Jean Ségurel Jean Ségurel

C'est au mois de décembre 1978, que le Limousin et l'Auvergne apprenaient avec stupeur la disparition, suite à un arrêt cardiaque de Jean SEGUREL, Chevalier de la Légion d'honneur (promu par le Général DE GAULLE en 1968), Sociétaire définitif de la SACEM, dans sa maison de Chaumeil en Corrèze, petit mais joli village situé au cœur du Massif des Monédières, pays qui vit naître les plus grands troubadours du Moyen-age et qu'il rendit célèbre par ses chansons surtout par la fameuse course cycliste du "Bol d'Or des Monédières" qu'il avait créée en 1952. Ce défenseur du folklore du Limousin et de l'Auvergne venait d'avoir soixante-dix ans.
Jean SEGUREL était l'un des plus célèbres et populaires accordéonistes, compositeur, chef d'orchestre, dix fois millionnaire du disque, auteur de plus de six-cents chansons, dont la plus célèbre crée en 1936 "Bruyères Corréziennes" inspirée à Jean SEGUREL par son parolier Jean LEYMARIE par la bruyère particulièrement belle et fleurie sur les flancs des Monédières. Cette chanson a fait le tour du monde et dont il enregistra six versions différentes sur disques tout au long de sa carrière. Celle datant de 1945 et enregistrée sur disques "Odéon" fut tiré à plus de 600 000 exemplaires, un record pour l'époque. 
Il est né le 13 octobre 1908 à Chaumeil, fils de paysans corréziens qui, pour arrondir leurs quelques revenus avaient ouvert à Chaumeil un café-auberge. Très jeune, Jean-Baptiste SEGUREL, que l'on surnommait familièrement "Baptistou" montra des dispositions pour la musique, ayant lui même confectionné un violon. Mais il connut sa plus grande joie lorsque son père lui donna vingt francs pour s'en acheter un vrai à Tulle. Il put alors accompagner ce dernier pour faire danser les gens du pays dans les bals et foires de la région. Le jeune "Baptistou" découvrit alors un instrument de musique qui était à lui seul un véritable orchestre "l'accordéon".A son retour du service militaire en 1929, ayant décidé de devenir accordéoniste, Jean SEGUREL fut remarqué par les trois frères "Maugein". 
Il entama sa carrière de musicien en allant jouer dans des bals corréziens les jours de foire, puis dans les mariages, mais le plus souvent tout seul, la grosse caisse au pied. Dans les années 30, avec deux amis instituteurs, Jean LEYMARIE et Roger FAURE, il monta une petite formation qui allait connaître très vite le succès : Les "Troubadours Corréziens".Comme les auvergnats, beaucoup de corréziens s'étaient expatriés à Paris dès les années vingt. Parmi eux, le couple Gervais et Antonine GOURSOLAS, originaires de Saint-Augustin et fondateurs du groupe folklorique "Les chanteurs et Danseurs Limousins de Paris". Il présentèrent Jean SEGUREL à Martin CAYLA, alors pionnier du folklore du massif-central dans la région parisienne et qui avait fondé sa propre maison de disque "Le Soleil". 
C'est ainsi qu'en 1931, Jean SEGUREL grava son premier 78 tours, entamant ainsi une carrière discographique exceptionnelle qui ne devait s'achever que le 23 décembre 1978 date où il enregistra son dernier 33 tours, juste six jours avant sa mort. Ayant participé à l'exposition Internationale de Paris en 1937 au pavillon du Limousin, Jean SEGUREL fut sollicité par les Disques "Pathé", pour enregistrer sur de nouveaux disques ses compositions et des danses du folklore limousin. En 1939 "Polydor" lui demande de graver quatre nouveaux morceaux, mais un seul fut édité au printemps, car la guerre arriva en septembre et la firme étant Allemande fut mise sous séquestre. 
Les trois autres disques ne furent fabriqués qu'en épreuves, mais jamais commercialisés, même pendant la période de l'occupation, les nazis ayant réinstallé la firme "Polydor" française.
Aussitôt démobilisé en 1940, Jean SEGUREL voulut reprendre son accordéon. Seulement, même en zone libre, le Gouvernement de Vichy avait interdit les bals tout en tolérant les représentations théâtrales, encourageant même les manifestations folkloriques. Jean SEGUREL put alors remonter une petite troupe composée d'artistes réfugiés en Corrèze, dont certains étaient connus comme les fantaisistes PERRIN, MOURIER, GOUDARD et Pierre DORIS et les accordéonistes Jean PREZ et Édouard DULEU que Jean SEGUREL hébergeait chez lui à Chaumeil. C'est ainsi que les nouveaux "Troubadours Corréziens" sillonnèrent pendant près de quatre ans le Limousin, l'Auvergne, et le Quercy. 
La troupe se déplaçait à pied, à bicyclette, par le train ou dans une voiture à gazogène. Lorsque la libération arriva, en août 1944, Jean SEGUREL chercha de nouveaux partenaires pour remonter cette fois un véritable orchestre. Ce fut le déclic qui le mena au sommet de sa popularité. Engageant son compatriote l'accordéoniste Robert MONEDIERE, puis des musiciens comme Max DAUMONT, les chanteurs Roger VINCENT et, plus tard, André VAR, Jack ERHARD et Jo SONY, les "Troubadours Corréziens" animèrent bals et galas d'accordéons six jours sur sept pendant près de vingt-cinq ans. Jean SEGUREL préférait jouer dans de petites localités plutôt que des grandes villes, le plus souvent dans des arrière-salles de café ou sur des parquets montés lors des fêtes votives. 
La place manquait mais, sa réputation aidant, une foule considérable allait s'y entasser afin d'essayer de danser dans des cohues indescriptibles. Malgré que la vague "yé-yé" des années 60 ait quelque peu entamé l'audience de l'accordéon, Jean SEGUREL continua à séduire les foules. Toujours entouré des meilleurs musiciens professionnels, il enregistra d'innombrables disques qui atteignirent en 1960 le chiffre d'un million d'exemplaires Les disques "Odéon" le récompensèrent en lui attribuant son premier disque d'or. La "C.B.S" ayant repris le catalogue en 1963 lui remit son sixième disque d'or en 1972. On estime aujourd'hui, que Jean SEGUREL a totalisé la vente d'au moins une quinzaine de millions de disques vinyles, CD et cassettes confondus. A Paris, le seul nom de SEGUREL attirait chaque année au traditionnel bal des corréziens au Palais de la Mutualité pas moins de 5000 personnes, et, en 1963, la célèbre nuit des auvergnats de Paris (la Nuit Arverne) à la Porte de Versailles battit tous les records avec 13 000 entrées.
Pendant sa jeunesse, Jean SEGUREL avait été un passionné de cyclisme, disputant même quelques courses locales qu'il gagna. Dans son for intérieur, il caressait l'idée d'organiser un jour une grande compétition sportive dans les Monédières, où il invitera à Chaumeil les plus grands champions. Grâce à ses relations avec le monde du cyclisme, le premier "Bol d'Or des Monédières" eut lieu le jeudi 7 août 1952. Ce fut ROBIC, vainqueur du Tour de France, qui l'emporta. Quinze autres "Bols d'Or" allaient suivre, attirant à Chaumeil une foule évaluée chaque année à plus de 60 000 personnes et cela jusqu'en 1967, date où Jean SEGUREL prit sa retraite de Chef d'Orchestre. 
En quinze ans, de COPPI à POULIDOR, en passant par GEMINIANI, BOBET, BAHAMONTES, et ANQUETIL, tous les cracks du vélo coururent à Chaumeil, payés par Jean SEGUREL qui finançait entièrement la course de ses propres deniers. Son fils Alain a repris le flambeau à la tête du "Club Sportif des Monédières" en relançant le "Bol d'Or" dès 1982 à Chaumeil. Trois Tours de France sont passés dans les Monédières : en 1987 avec l'arrivée de l'étape Poitiers-Chaumeil au sommet des Monédières en 1998 avec la 7ème étape contre la montre et en 2001 avec arrivée d'étape à Sarran, fief du Président de la République Jacques CHIRAC
Bien qu'il ne fut pas un grand virtuose, Jean SEGUREL a toujours été considéré comme l'une des grandes vedettes nationales de l'accordéon. Il a sorti de l'oubli nombre de chansons et danses folkloriques du Limousin. Son style si particulier et la sonorité de ses accordéons "Maugein" l'ont différencié de tous les autres accordéonistes célèbres. Parmi ses plus grands succès, figurent désormais des classique de l'accordéon. 
"Bruyères Corréziennes", "Oh! Maria", "La marche des célibataires", "Le pays des mille sources", "Retour aux champs", "Marie des bruyères", "Dans le grand cantou", "Nostalgie de son pays", etc... en sont les principaux.
Jean SEGUREL est désormais entré dans la légende et son extraordinaire popularité en a fait sans doute l'accordéoniste n°1, dont la musique est encore jouée dans toute la France et même à l'étranger.
Plus de vingt ans après sa disparition, le Massif-central ne l'a pas oublié et beaucoup d'hommages lui ont été rendus. Pendant trente ans , le carillon de la gare des Bénédictins à Limoges, égrena les quatre première mesures de "Bruyères Corréziennes" à l'arrivée et au départ de chaque train; de nombreuses rues de localités en Limousin portent le nom de Jean SEGUREL; de très nombreux enregistrements de lui ont été réédités chez "Sony Music" depuis sa disparition : en 33 tours vinyles et en cassettes d'abord, en CD ensuite. De plus tous ses 78 tours d'avant guerre et ceux enregistrés chez "Odéon" entre 1945 et 1952 ont été réédités et figurent sur quatre CD de la firme "I. L. D." De nombreuses émissions de télévision ont été consacrées à Jean SEGUREL, Pascal SEVRAN lui a aussi consacré plusieurs "Chances aux Chansons". Une vidéo sur le "Bol d'Or" et une autre vidéo intitulée "Il était une fois Jean SEGUREL" réalisées par Roland MANOURY ont été éditées.
La biographie complète de Jean SEGUREL a été écrite également par Roland MANOURY dans un livre de 382 pages dont 16 en couleurs intitulé "Jean SEGUREL : Un accordéon dans la bruyère" et préfacé par Michel PEYRAMAURE. La revue "Accordéon-magazine" a consacré plusieurs pages à Jean SEGUREL également.
Un musée retraçant sa vie de musiciens et la course du "Bol d'Or des Monédières" est ouvert à Chaumeil en Corrèze dans son village.
"Les amis de Jean SEGUREL" association fondée en 1979, lui a érigé une stèle et depuis 1984 organise dans une localité corrézienne, un grand prix de la chanson qui porte le nom de Jean SEGUREL, ouvert à tous les auteurs-compositeurs et interprètes qui doivent jouer une seule chanson inédite dont la particularité est d'être accompagnée obligatoirement par de l'accordéon.

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